Les paravents de Jean Genet : contexte historique

Publié le : 09 février 20216 mins de lecture

Les Paravents désignent une pièce de théâtre créée par un écrivain connu sous le nom de Jean Genet. Celle-ci a été écrite dans les années 1961. Cette pièce s’est déroulée durant la guerre d’Algérie de 1954 à 1962. Genet y brosse un portrait rigoureux de l’armée française.

Généralité concernant les paravents de Jean Genet

Jean Genet a été l’un des plus grands dramaturges contemporains du monde. Sa dernière pièce, les Paravents, a été l’objet de son couronnement. Il confère un accord puissant et concluant à la formidable œuvre théâtrale. Satire philosophique de la colonisation, de la puissance militaire et de la moralité elle-même, les paravents sont une épopée de parias méprisables dont la haine même devient une force galvanisante de rébellion pendant la guerre. Le casting de plus de cinquante personnages se déplace à travers dix-sept paravents. Le monde des vivants brisant le monde des morts en déplaçant les écrans est le seul décor, le tout dans un brillant tour de force, de spectacle et de drame. Criminel et paria social français, Jean Genet est devenu un écrivain qui, en tant que romancier, a transformé un sujet érotique et souvent obscène en une vision poétique de l’univers. En tant que dramaturge, il est devenu une figure de prouesse du théâtre d’avant-garde, en particulier le Théâtre de l’absurde. Visitez un site comme www.litte-ratures.fr pour en savoir plus.

L’histoire de Jean Genet

Genet, un enfant illégitime abandonné par sa mère, Gabrielle Genet, a été élevé par une famille de paysans. Pris en train de voler à l’âge de 10 ans, il a passé une partie de son adolescence dans une école de réforme notoire, Mettray, où il a vécu beaucoup de choses. Ces dernières ont été décrites plus tard dans son roman Miracle de la rose (1945–46; Miracle of the Rose). Son Journal du voleur autobiographique le révèle aussi comme un esthète, un existentialiste et un pionnier de l’absurde. Genet, un rebelle et un anarchiste des plus extrêmes, a rejeté presque toutes les formes de discipline sociale ou d’engagement politique. L’érotisme violent et souvent dégradé de son expérience l’a conduit à un concept d’humiliation mystique.

Le contexte historique des paravents de Jean Genet

Alors que la guerre d’Algérie et la décolonisation fournissent les référents politiques évidents aux Écrans de Jean Genet, il y a une politique cachée qui est à l’œuvre dans son texte. Ce dernier se concentre sur la technologie des médias de masse et sur le consumérisme. Afin d’explorer cette relation importante, quoique négligée, cet essai fait repenser à la pièce finale de Jean Genet dans le contexte social et historique d’une France d’après-guerre. La montée rapide de la culture de consommation en France dans les années 50 et 60, comme le soutient Kristin Ross (1995), a constitué une tentative concertée permettant de nettoyer la «tache» qu’à laisser l’Algérie sur la conscience nationale française. La prolifération des consommables et des biens durables bon marché, ainsi que l’émergence de nouvelles formes de médias de masse, ont aidé la France à oublier la perte de son empire colonial et l’épisode particulièrement horrible de la guerre d’Algérie. Bien que les paravents ne soient pas une pièce de théâtre politique au sens propre du terme, comme Genet lui-même l’a souligné dans de nombreux commentaires, la dissocier du contexte spécifique dans lequel elle a été créée obscurcit la notion particulière de Genet sur la politique et sur sa conception unique du théâtre politique.

Les particularités des paravents de Jean Genet

Les paravents sont une cérémonie épique se déroulant durant la guerre d’Algérie. Genet glorifie les morts plus que la vie. La mort n’est pas une fin mais un passage vers une nouvelle dimension. Dans Les paravents, les lecteurs peuvent voir l’idée du «dialogue avec les morts». Genet a exprimé l’idée que le véritable site du théâtre était le cimetière. Les habitants de la ville savent communiquer avec les morts. Pendant la lecture de la pièce, vous devez essayer de voir comment Genet accomplit avec tant de succès son objectif de faire des misérables personnages des héros de l’histoire. Pour la plupart, les lecteurs ont exposés à une écriture qui est affectée par une vue qui suivra le même traitement. Les héros sont des personnages qui sont écrits avec des caractéristiques individuelles spécifiques. Les «mauvais» sont généralement similaires à un stéréotype. Lorsque vous décrivez des personnes de couleur, par exemple, les traits attachés aux personnages font principalement partie de leur origine culturelle. Les traits des protagonistes blancs sont individuels, personnels et complexes. Genet renverse le traitement que la plupart des écrivains donnent aux personnages. Il présente les oppresseurs comme de drôles de caricatures et il donne aux Arabes, aux gens de couleur, aux pécheurs, aux voleurs et aux misérables personnages une complexité qui leur est généralement refusée par la plupart des auteurs. Les lecteurs entrent dans leur peau d’une manière qui leur est généralement interdite. Ils les suivent jusqu’à leur mort. Leur sombrement dans le péché est héroïque, poétique et beau.

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